lundi 14 juillet 2008

Tour du monde en 6 minutes (100ème post !)

dur dur en 6 minutes de faire partager une année autour du monde.
Pour résumer et dans l'ordre du passeport ca donne :

Thaïlande, Indonésie, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Australie, Nouvelle Zelande, Chili, Argentine, Brésil, Panama, Costa Rica, Nicaragua, Guatemala, Mexique.

Quelques fou rires, un max de plaisir et de très très bon souvenirs.


Mexico City



Ultime étape du TDM : Mexico. On doit avouer que l’on n’était pas ultra emballé au départ c’est pourquoi nous n’avions prévu que deux jours et demi sur place.
Finalement ça a été une plutôt bonne surprise. Cette ultragigamégalopole a un certain charme, du moins dans le centre historique où nous avons élu domicile.

Premier jour : visite obligée du Musée Anthropologique conseillé par Vince B. Excellent musée comme on aimerait en voir plus, on s’est vraiment ré-ga-lé.



Le lendemain retour dans le parc Chapultepec pour visiter quelques autres musées (décevants cette fois) et courir nos 75 minutes bi-hebdomadaires comme depuis quelques temps maintenant. Seulement, plus de jambes, totalement crevés, épuisés. Le corps doit sentir que c’est la fin et il commence à baisser la garde, on ne peut pas lui en vouloir.
Tom s’est rattrapé sur des improvisations clownesques devant une foule en liesse pour applaudir le ‘tit Fransawi.





Nous retiendrons du Mexique la gentillesse des gens encore une fois, leurs sourires, une bouffe assez moyenne (…) et un sacré paquet de coccinelles !



Nos affaires sont maintenant prêtes, la dernière fois que l’on fait les sacs ! Dur à croire… on ne pourra réellement comprendre ce qui nous arrive qu’en arrivant à Roissy. On ne peut pas balayer une année d’habitudes comme ça.
Ça va être génial et dur sûrement.

Une toute dernière fois pour nous l’occasion de remercier quelques personnes qui nous sont chères.

Avant tout un immense merci à deux personnes fabuleuses : Jean-Claude et Françoise. Vous avez à peu près tout géré pour nous entre les impôts, les soucis avec le loft, la Smart, les assurances, etc, etc. La liste serait bien trop longue et nous ne pourrons jamais suffisamment vous remercier vous avez été GENIAUX !

Merci également à :
Nos parents et frères et sœurs qui, outre de nombreuses preuves d’amour, nous ont tous ouvert les yeux sur les richesses du voyage.
Pascal et Charlotte pour cette idée de malade mental.
Jé et Stéf (et Lilian, si si) pour avoir tant insisté pour que l’on parte aussi tôt, que vous avez eu raison !
Jules et Fred pour le relais sur Paname notamment avec Autodidakt, ça a dû être bien galère notamment avec le courrier qui ne suivait pas.
Benja et Lolo pour toutes ces petites news, parfois même à 2h00 du mat !
Doud et LN pour ce fabuleux événement que l’on a toujours eu en tête pendant un an, et dire que l’on a raté vos enterrements …
Nico pour ces deux semaines géniales à Sydney avec aussi Justin et Nicki, ce n’était que la continuité d’une déjà très longue série qui devrait se poursuivre au Maroc.
Vince, Chloé et Fanélie pour leurs longs mails (mention spéciale à Chloé pour les mails fleuves qui font tant plaisir !)
Michel Holemann pour ses deux fabuleux commentaires qui resteront gravés avec le non moins fameux questionnaire de Jean-Paul.
Merci à tous ceux qui nous ont écrit, la liste est longue et chacun se reconnaîtra, sur nos mails, blog et autres facebooks. Chaque message était vécu comme un petit Noël.
Sans oublier tous nos compagnons d’infortune cités dans la dernière vidéo.
Merci également à Wikipedia, les forums de voyage, les autres blogueurs de TDM, Blogspot, Dailymotion, … bref à l’inventeur d’internet, des podcasts et du Wifi.

Enfin un immense merci à Tintin, Indiana Jones, Lara Croft, Darwin, Into the Wild, Ulysse, Le voyage au bout de la nuit, Mission, Voltaire, Borat, La Pérouse, Houellebecq, Robinson Crusoë, Apocalypto, Jules Vernes, Christophe Colomb, Little Miss Sunshine, Marco Polo, Endless Summer, Tolkien, Magellan, … qui nous ont tant fait rêver.

Et maintenant, il nous faut cultiver notre jardin.

Ce voyage est dédié à Chouchana et Chico.

vendredi 11 juillet 2008

questionnaire d'anticipation



Les trois meilleurs souvenirs ?
G : arrivée à Koh Phi Phi, la route de Milford Sound et celle reliant Lake Tekapo à Queenstown, les dauphins qui surfaient en australie, les koalas...
T : arrivée à Koh Phi Phi, les deux semaines avec Nico, une session de surf en Australie, la route pour Milford Sound, Ipanema, Slumon, Daisy, la popote dans les campings australiens, la centaine de films visionnés le soir, l’Amazonie, toutes les rencontres, l’emerald cave, les dauphins surfeurs en Australie,…

Le plus beau pays ?
G : Nouvelle-Zélande
T : Nouvelle-Zelande.


Celui ou tu te verrais vivre 5 ans ?
G : Australie, Sydney
T : Australie, à Sydney (en balance avec Ipanema …) je suis désormais Franco-Australien.

Celui ou tu retournerais pour 15 jours de vacances ?
G : Bali-Brésil (je suis franco-brésilienne)
T : Bali-Lombock - Indonésie. (surf, bouffe, ambiance, dépaysement, …)

L’endroit le plus dépaysant ?
G : Bangkok – route fluviale en Amazonie
T : Bangkok- unique.

Les gens les plus gentils ?
G : Australiens.
T : Australiens.



Les trois meilleurs bouffes ?
G : un filet de baby Lomo à Calafate (Argentine), Fajitas de Tom en camping (Australie), un poulet ananas noix de coco à Ubud (Bali), un poisson sauce curry vert aux tagliatelles à Koh Phi Phi (Thaïlande), BBQ de poissons avec la secret sauce à Lombok, tous les indiens, pâtes aux gambas de Santa Catalina (Panama).
T : un poulet ananas noix de coco à Ubud (Bali), un curry vert parmesan aux tagliatelles à Koh Phi Phi (Thaïlande), une viande braisée dans 10 restos en Argentine. Ca ne compte pas mais tous les restos indiens, notre bouffe préférée.

Les trois meilleures boissons ?
G : les caïpis (toutes) du Brésil, une menthe fraîche libanaise à Langkawi (Malaisie), Smoothie Banane canelle de San Juan del Sul et ceux de Granada (Nicaragua).
T : les caïpis (toutes) du Brésil, une menthe fraîche libanaise à Langkawi (Malaisie), un ??? aux herbes et gingembre à Ubud (Bali).

Les 5 pires souvenirs ?
G : Daisy / les vagues à Lennox (Australie) / Traverser la rivière aux crocodiles à Tamarindo (Costa Rica)/ le trou à Panama / Serpents (Bushmaster et Annaconda) en Amazonie / chute en moto à Lombok (Indonésie) / sandwich aux chips en Thaïlande / route au Cambodge / avoir cassé la planche de surf de Tom
T : Les urgences pour Gaëlle … no comment … / les débuts avec Daisy … no comment … / une semaine à Surfer Paradise sous la tempête … no comment … / la nuit par terre à l’aéroport de Singapour … no comment … / pas de cinquième.

On t’offre 30 000 euros est ce que tu repars demain ?
G : pas demain
T : NON

Dans 5 ans ?
G : oui
T : non

Dans 30 ans ?
G :oui
T : OUI

Ce qui a changé le plus chez toi depuis un an ?
G : impossible de mettre des mots.
T : la longueur de mes cheveux.

Comment imagines-tu le retour ?
G : excitant.
T : La fiesta ! puis saucisson (de l’Ardèche !), Campaillette, beurre Président, de la semoule, un yaourt à la vanille, …

Tes pires hontes du voyage ?
G : l’aéroport à Bali, le petit garçon à la caisse en NZ, Framboise
T : Défoncer la barrière du parking au tout début de Daisy (…), une session de surf à Noosa bizarrement bien bien lente lors de laquelle j’avais oublié de dérouler le leash (…)

Tes bobos :
G : tibias dans le trou du Panama, chute en moto à Lombok, bobos en surf sur corail et cailloux.
T : Nez cassé + doigts écorchés à Noosa.

Tes 5 villes préférées dans le monde ?
G : New-York, Paris, Sydney, Ipanema, Rome.
T : Sydney, New-York, Paris, Rome, Istanbul, Rio, Londres

Prochaine grosse destination ?
G : L’Inde !
T : La Californie avec les Jean-Angele pour boucler la boucle, sinon l’Inde évidemment, on est enfin prêt !

Puerto Escondido – suite et fin



Ce qui devait arriver arriva : la fin du tour du monde pointe le bout du bout du nez. Ces dernières semaines de repos sur la côte pacifique mexicaine nous ont fait un bien fou et on a pu nous reposer. Cette région est vraiment jolie avec quelques plages d’exception.



Nos conditions d’hébergement ont été (enfin !) excellentes et le retour à la clim totalement salvateur.
Le spectacle surfistique ne s’est pas démenti sur la plage du mexpipe et notre témérité fut prudente. Posez vous 15 minutes sur Zicatela et vous verrez à coup sûr un mec ressortir avec deux planches, ce qui est assez bizarre car il était parti avec une seule …

Une dernière semaine assez pluvieuse aussi, le temps de se refaire une santé aussi bien physique, avec toujours un sacré programme (on a perdu pas mal de kilos encore, on compte bien se rattraper en rentrant), qu’intello. La période classique n’a plus beaucoup de secret pour nous … on exagère, comme toujours, bien sûr.

Arrive donc le temps des constats. Après une année autour du monde il reste quoi ? difficile de répondre. Impossible de répondre. Cette année a été longue et riche comme une vie. Avant de partir tout le monde parlait du voyage d’une vie, l’expérience d’une vie. Eh bien tous ces gens là avaient raison.
Donc un sentiment bizarre que ce voyage était écrit, qu’il ne pouvait pas ne pas exister, qu’il était essentiel et nécessaire. En gros il nous a permis de ne pas passer à côté de notre vie. Tout simplement. Une sorte d’année zéro. Il y aura un avant et un après.

La vie ne s’arrête pas pour autant, au contraire, le sentiment sincère qu’elle va pouvoir vraiment commencer. C’est des bagages plein de projets que l’on ramène avec nous, pas de mélancolie. La vie est bien devant nous. Ce voyage ne s’arrêtera pas lundi, il vivra pour toujours en nous c’est sûr.
On a donc atrocement hâte de revenir à Paris. Retrouver nos amis, notre famille, le loft, la tite smart, la bouffe française, le boulot, le théâtre, notre collection de Friends et autre DVD chéris, les week-ends en Normandie, les bouffes entre copains, Dieulefit, le squash, … Toutes ces choses qui nous ont manquées.

Alors il y aura des moments difficiles, on s’y attend, on les redoute. Trouver du boulot surtout. Mais on se sent fort et tellement unis que l’on se sentira pousser des ailes.

En attendant il nous reste encore un dernier trajet en bus (Arghhhhhh !!!!! 16 heures !!!!!) et une dernière ville et pas la plus petite : Mexico City.

vendredi 27 juin 2008

Puerto Escondido, La Mecque de la glisse



C’est l’histoire d’un ancien village de pêcheurs de renommée cantonale qui s’est transformé en Eldorado des riders de mer.

Puerto Escondido, petit village plein de charme, est devenu La Mecque du surf, talonnant Hawaï ainsi que l’Australie. La plage de Zicatela, c’est le Pipeline mexicain. Une vague radicale qui déferle de façon très régulière, très rapide. Un tube. Certes le tube se referme 3 fois sur 4, mais quand elle tube, cette vague est parfaite.

Les surfeurs en pèlerinage se pressent pour venir admirer, voire tenter de dompter ces monstres pouvant atteindre 8, voire 10 mètres de haut.



Nombre d’entre eux restent sur la plage à regarder. Peur d’y plonger, ou mauvais souvenir d’une vague passée ?
Les kamikazes qui se risquent sur cette vague promise sont mis en garde. Il n’y a qu’un mètre d’eau sous la planche avant de toucher le sable.

Gare aux accidents. Planche coupée en deux, épaules déboîtée, fracture du crâne, la mort même, sont monnaie courante ici. Même si en ce moment, les vagues n’atteignent que 4 ou 5 mètres. Claro, todo es relativo… pero ça fait quand même de sacrés murs d’eau qui s’élèvent dans le ciel.
Mirage ou incroyable réalité ?



Comment Thomas, fan de glisse, doit-il donc procéder à Zicatela ?

1) Il commence par s’asseoir sur la plage et par regarder le fonctionnement des vagues. Il doit analyser le courant s’il ne veut pas se retrouver à Los Angeles dans quelques jours.

2) Il réunit toute son énergie pour remonter les vagues. Il doit ducker sous des mousses d’un mètre d’épaisseur, qui sont tellement puissantes qu’elles le font reculer. Il faut éviter les planches qui ont perdu leur rider. Il doit surtout ne pas se faire couper les jambes par les ailerons du surfeur qui glisse à côté de lui.

3) À bout de souffle, il arrive derrière les vagues. En l’espace de cinq minutes, il vient de brûler 12 000 calories. Il s’assoit sur son gun de 7 ou 8 pieds pour se reposer. Il savait qu’avec une planche plus petite, c’était infaisable. Il a donc laissé sa jolie planche brésilienne sur la plage.

4) Après 19 essais manqués, il est enfin bien placé pour catcher la houle qui s’approche. 63 surfeurs se ruent vers lui pour lui piquer sa vague. Le pic se lève, il rame en donnant tout. Le take-off est ultra rapide, mais là Tom est au point. Il se lève, il part tout de suite vers la droite. Il a grillé tous les blondinets à pectoraux super développés. C’est SA vague maintenant. Il est dessus, et il prie pour qu’elle ne casse pas… Trop tard, ça y est, elle le bouffe. Maintenant, il faut bien s’accrocher à sa planche-bouée-de-secours.
Trois secondes plus tard, il s’échoue sur le sable. Miracle, il est entier et sa planche aussi ! Mirage ou réalité ?


Sur ces plages de la côte pacifique du Mexique, la houle vient de très loin. Lorsque comme en ce moment elle vient du grand Nord, cela draine un courant froid qui amène les requins. Initialement on voulait remonter vers les plages au nord d’Acapulco, mais une alerte au squale nous a refroidi. 4 surfeurs morts depuis 1 mois. En définitive on va peut-être rester surfer par ici. Remarque, la plage qui nous attend dans quelques jours, Zipolite, en mexicain ça veut dire « la plage des morts »… Choix cornélien.

samedi 21 juin 2008

San Cristobal de las Casas





Tes maisons, tes églises, tes bâtiments,
Au style colonial très prononcé,
Nous ont charmé, nous les voyageurs pas mécontents
Que tu nous accueilles en ton sein pour que nous puissions nous reposer.
Tes habitants, mayas en grande majorité,
Délicieusement vêtus des traditionnelles tenues si colorées
Nous ont donné un aperçu de leurs nombreuses qualités
Qu’on nous avait déjà largement vantées.
Ils sont vrais, sincères, ouverts, fiers, simples et bons.
Autres monde, autre culture, autre rapport aux gens.
La plupart ne parlent pas l’espagnol, non,
Ils ne connaissent que la langue maya, le reste c’est du vent.
On se surprend à vouloir emmener ces gens avec nous.
Pourquoi ? pour qui ? pour eux ? pour nous ? on s’en fout,
Peut-être par envie de davantage partager,
Ou par peur de voir disparaître quelque chose dans leurs yeux qui nous a tant touché.

Palenque les Cités d’Or



Enfant du soleil
Tu parcours la Terre le ciel
Cherche ton chemin
C'est ta vie, c'est ton destin
Et le jour, la nuit
Avec tes deux meilleurs amis
A bord du Grand Condor
Tu recherches les Cités d'Or

[aaaah ah ah ah ah]
[Esteban, Zia, Tao les Cités d'Or]
[aaaah ah ah ah ah]
[Esteban, Zia, Tao les Cités d'Or]



Esteban et Zia viennent de faire leur dernier site maya.



Palenque, encore un site maya. Oui, mais quel site…
Les temples sont au milieu d’une épaisse jungle qui ne demande qu’à engloutir les bâtisses. Ça nous change du côté sec de Chichen Itza. Qui dit jungle, dit chaleur et humidité. Nous retrouvons notre ennemi Soleil tant aimé dont on se protège par tous les moyens.



Ce site a un tel charme, il se dégage un tel romantisme que Thomas s’est laissé aller (encore une fois !) à réciter son texte favori de l’ami Rousseau.



On a pu se poser en haut d’une des pyramides et se laisser aller à la rêverie…





« je passais mon après-midi à parcourir l'île en herborisant à droite et à gauche, m'asseyant tantôt dans les réduits les plus riants et les plus solitaires pour y rêver à mon aise, tantôt sur les terrasses et les tertres, pour parcourir des yeux le superbe et ravissant coup d'œil du lac et de ses rivages couronnés d'un côté par des montagnes prochaines et de l'autre élargis en riches et fertiles plaines, dans lesquelles la vue s'étendait jusqu'aux montagnes bleuâtres plus éloignées qui la bornaient. Quand le soir approchait je descendais des cimes de l'île et j'allais volontiers m'asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque asile caché … »



La réalité reprenant le pas sur cette poésie empruntée, nous avons quitté ce site enchanteur pour sauter dans le bus qui allait nous amener à San Cristobal. Un des pires trajets que nous ayons fait. Puisque nous sommes en plein dans les montagnes, tous les virages, ainsi que tous les dos d’âne et autres ralentisseurs ont eu raison de notre beau teint caramel. Après quelques heures, nous avions tourné au vert. Il va falloir se poser au moins deux jours à San Cristobal de las Casas pour se refaire une santé.

ps: un immense merci à Michel Holeman qui nous a encore offert un magnifique cadeau. A lire, son commentaire sur le poste de Tulum.

Chichen Itza



Nous avons choisi d’aller visiter le site de Chichen Itza dans le cadre d’une excursion organisée sur la journée. Solution de facilité on l’avoue.
Nous avons ainsi goûté au tourisme de masse. Impressions couchées sur blog.

Les dizaines de bus arrivent tous à la même heure et vomissent leurs passagers devant l’entrée du site.



La masse est composée quasi exclusivement de touristes en mini-short, tartinés de crème solaire, lunettes de soleil sur le nez, chapeaux, casquettes, ou couvre-chefs en tout genre sur la tête, litres d’eau à la main, prêts à dégainer l’appareil photo, le caméscope et le spray anti-moustique.
Vu que nous avions eu la bonne idée (aussitôt regrettée) de dire que nous préférions un guide en français, on s’est retrouvé inséré dans un groupe de francophones. Beaufland. Aucune envie d’échanger la moindre parole avec les autres membres du groupe très select des frenchies.

Il faut tout de même avouer que la grande pyramide est très belle.



Nous avons pu apprécier dans tous les temples mayas le travail de rénovation qui est fait. Très beau travail. Ils arrivent à garder des ruines auxquelles personne n’a touché, autour de quelques temples tellement bien rénovés qu’on pourrait presque croire les pierres d’époque.
Chichen Itza possède également un beau jeu de pelote, intact. Ok, on prend la photo nous aussi.




Mais à côté de cela, au menu, des centaines de touristes dans tous les sens, au nord de la pyramide principale, au sud, à l’est et même à l’ouest, des groupes dans toutes les allées, achetant à tout va des souvenirs à 1$ aux dizaines de petits marchands autorisés sur le site. À quand le survol en hélico ?

Journée très timing. Top chrono. 7h30, R.V. à l’hôtel. 1h45 de trajet, pas plus ne vous inquiétez pas. Pause pipi et shopping par la même occasion (comme ça on peut acheter les bibelots qui trôneront sur la cheminée ou sur le rebord de l’escalier, n’est-ce pas JC ?). Arrivée au site de Chichen Itza. 1h de visite avec le guide. Puis, 1h de temps libre sur le site (libre ? c’est pas une blague ? le seul moment où on a le droit de ne rien faire…). Dej à 14h30 avec pseudo danses folkloriques. Et pour être certain que vous soyez bien dans le timming, on demande à tout le monde de régler sa montre à la même heure.
35 minutes pour se baigner dans une espèce de puit immense (très joli ceci dit).



Et enfin 30 minutes pour prendre les photos que vous voulez de l’église du village colonial dans lequel la trentaine de bus à touristes se sont arrêtés et ont lâché leurs fauves, caméra en bandoulière autour du cou. 17h30, tout le monde remonte dans le bus, il nous reste 1h45 de trajet pour déposer ces touristes fatigués dans leurs palaces. Et accessoirement aussi deux backpackers dans leur petit hôtel familial.

mardi 17 juin 2008

Tulum



Ça y est, on l’a fait, on est arrivé dans le dernier pays de notre long périple !
Le Mexique nous accueille enfin après plus de 8 mois. Il nous accueille surtout après 10h de bus. 4 postes frontières traversées, 3 pays visités, entre 2 langues il nous faut jongler, taxe d’entrée à payer, taxe de sortie à régler, … tout ça en 1 journée. Vive l’Amérique centrale !
À chaque poste de frontière, on a droit au même manège. Nous sortons du bus avec toutes nos affaires, petits sacs sur le ventre, gros sacs sur le dos, planche de surf sous le bras, enfants sur les épaules, et soleil qui tape sur la tête.
Notre chauffeur de bus est monté une dizaine de fois sur le toit du minibus pour charger ou décharger nos bagages.

Belize

Quel contraste avec les pays que nous avons traversé. Ici, les gens parlent anglais. Gaelle avait beau essayer de parler aux douaniers en espagnol, elle ne réalisait même pas qu’ils lui répondaient en anglais parfait ! l’habitude de ces derniers mois hispaniques… À Belize, toute la population est noire. Nous ne sommes plus en Amérique latine, nous sommes dans les Caraïbes. On sent vraiment la différence.
Autre pays, autre voyage, cette fois dans le temps. On se croirait dans le sud des Etats-Unis dans les années 20. Vieilles baraques en bois toutes pourries, agriculture archaïque et même des amiches croisés dans leur roulotte.

Après 10h de bus dans les pattes, nous arrivons enfin au pays des nachos, enchiladas, quesadillas, fajitas, et autres mets en « as ».
Mala pata, on rate notre correspondance à quelques minutes près. Le temps pour nous de pouvoir enfin manger quelque chose. Le 1er repas mexicain sera dans un bouiboui en face de la gare routière. On nous avait mis en garde sur la bouffe mexicaine qui était moins bonne que Od El Paso en France. Heureuse surprise, c’est bon !
Rassasié, on monte dans notre bus, direction Tulum. Première expérience des bus mexicains : c’est un camion frigorifique. Et pourtant, nous sommes bien rodés maintenant, on a toujours de quoi se couvrir. Ça caille là-dedans ! on est même obligé de sortir du bus dans une gare routière à mi-chemin, pour se réchauffer quelques instants dehors. Gare routière où nous nous sommes retrouvés nez à nez avec 3 petites mémés portant de lourds plateaux garnis de nourriture qu’elles tentaient, sans insistance, de vendre aux passagers. Il était 23h30 quand même. Sacrée leçon pour les flemmards. Maintenant, à Paris, à chaque fois que l’on verra 16h30 sur notre montre, on pensera à ces femmes qui, au même moment, seront debout dans cette même gare routière, sans se plaindre, pour essayer de vendre quelques quesadillas à des voyageurs insomniaques.

1h du matin, fin du voyage pour la journée ! on arrive à Tulum. Au milieu de la nuit, nous voilà donc partis avec nos sacs et notre planche (ça commence à faire lourd tout ça à cette heure !) dans les rues de ce village inconnu pour trouver où crécher. Vous avez dit galère ?

Quelques heures de sommeil plus tard, on est enfin d’attaque pour aller voir le temple de Tulum dès l’ouverture.



Heureusement qu’on s’est levé tôt parce qu’à 8h il fait déjà chaud, et les masses arrivent 1h après. On aura la chance d’avoir Tulum pour nous seuls.
Avant de partir nous avions des images clés de ce TDM. Angkor, l’opéra de Sydney, le christ rédempteur, … les deux derniers de la liste étaient le pont de San Francisco (maintenant zappé) et Tulum. Le voir, c’est donc un peu marquer le début de la fin. Une certaine émotion se fait naturellement ressentir.



Tulum, n’est pas un temple aussi impressionnant que Tikal, mais l’environnement est tout simplement magnifique.



Il est perché sur des falaises au-dessus du sable blanc et de la mer turquoise des Caraïbes.



Nous avons un peu perturbé la tranquillité des habitants du temple ; aucune attaque à signaler, merci. On en prend plein les yeux. Le cagnard s’impose, et nous nous permettons un bain bien mérité, au pied de Tulum. Magique.





Playa del Carmen

Re-bus, re-frigo. Direction Playa del Carmen. Quel choc. Et pourtant nous ne sommes pas à Cancun. Playa del Carmen, c’est la Côte d’Azur. Beaucoup de touristes. Ça transpire les excès de l’Occident : les femmes refaites à gogo, les gens cramés, les touristes en surpoids, l’argent.
Tout est clinquant, tout est cher, tout est superflu. Et malgré cela, ce retour à la civilisation occidentale n’est pas à 100% désagréable.
Nous allons donc quand même en profiter pendant deux trois jours dans notre petit hôtel très mignon au cœur de la démoniaque cité balnéaire.

vendredi 13 juin 2008

Voir Tikal et mourir



Pour la première fois nous avons été dans 4 pays dans la même journée. Nicaragua, Honduras, Salvador et Guatemala. On retiendra que le Honduras a l’air très beau et vallonné, le Salvador petit, pauvre, urbanisé et truffé de Fast foods américains ; des centaines de McDo, Pizza Pute, Burger King, Domino’s Pizza, tous flambant neuf, se succèdent sur la route entre les bidonvilles, vraiment très très bizarre.

Nous sommes arrivés crevés après 16 heures de bus à Guatemala City. Cela nous a juste donné le temps de sortir dîner et profiter d’une douche miraculeusement chaude (il faisait froid ?!?) et d’un bon dodo. On hésitait à aller à Antigua, mais ici un feeling constant d’insécurité nous en a dissuadé. Trop de cas de touristes enlevés, violés ou tués dans la région ont eu raison de notre envie de découvrir ce beau pays. On est jeune, on aura le temps de revenir ici quand ce sera plus safe, pas de risque si près du retour.
On voit en effet des gardes avec des fusils à pompe de partout : entrée des restos, pour prendre le bus, dans les sites archéologiques, … Et personne ici ne cherche à vous rassurer, expliquant qu’ils sortent d’une guerre civile et qu’il faudra du temps pour rééduquer tout le monde. En attendant ça fait bien flipper.

C’est vraiment dommage car le pays a l’air magnifique. Nous avons donc repris pour la n-ième fois un bus interminable dans la chaleur et la moiteur ambiante pour la ville de Florès.

Florès est une très bonne surprise.



Village aux rues étroites sur la micro île du lac Petén Itza où tous les backpackers posent leurs sacs pour visiter Tikal, le plus beau des sites Maya paraît-il.

Levé donc à 3h00 du mat pour visiter cette perle, c’est que Tikal, ça se mérite ! Arrivée dans la jungle, au milieu des ruines dans une atmosphère toute embrumée au milieu des cris de singe et de toucans. La magie est immédiate, le souvenir inoubliable.



C’est ici que Mel Gibson a fait les repérages pour Apocalypto, au risque de nous répéter, film essentiel pour se mettre dans l’ambiance du coin.
Tikal ressemble à s’y méprendre à Angkor, bien que plus petit quand même.



Nous n’avons certainement jamais vu un endroit aussi bien préservé. Turquie, Egypte, Grèce, Jordanie, Indonésie, Cambodge, … balayés. Le site est très propre, les rénovations se font avec les techniques de l’époque (on n’arrive pas à distinguer le neuf de l’ancien !), la végétation est présente et majestueuse, c’est parfait. C’est tellement rare qu’il est important de le souligner.



Autre point non négligeable : le site est presque vide de touristes. Que demander de plus ?

Outre la beauté incroyable du site, Gaelle se souviendra aussi certainement de la hauteur et la pente paralysante de certaines pyramides.



Il a fallu prendre sur soi pour surmonter le vertige familial.

La partie la plus impressionnante a été gardée pour la fin. Après nous avoir fait traverser un peu de jungle et escalader quelques ruines, notre guide a su nous en mettre plein la vue : une arrivée sur le cœur de la cité perdue par le toit d’un des monuments. Grosse claque dans nos gueules ahuries.



Vous l’aurez compris, nous allongeons la liste, déjà bien établie, des fans de Tikal.



C’est juste quand même dommage de commencer par le plus beau site.
On se donne juste un jour off de plus ici pour voir la France jouer contre les Pays Bas et accessoirement faire une pause entre les différents bus. Vive le TGV.